Les pseudo discours de Hu Jintao

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Remarques de bienvenue à Madame Ségolène Royal de la part de Hu Jintao, président de la République populaire de Chine

Pékin, 5 janvier 2007 (embargo – à vérifier au prononcé)

Chère Madame Royal,

Vous avez fait un long voyage, vous êtes déjà âgée et vous devez être fatiguée. Mais comme le dit un proverbe chinois « parcourir la distance jusqu’auprès du partenaire éloigné c’est déjà faire la moitié du chemin ». Aussi, sur le conseil de mes petits camarades, vais-je m’efforcer de vous faciliter le parcours de la deuxième moitié en vous indiquant tout de suite la manière dont nous considérons votre éventuelle présidence de la république de ce petit pays qu’est la France, sur lequel nous daignons nous appuyer quand cela nous arrange en flattant son ego national collectif – une manoeuvre qui, en règle générale, nous a réussi aussi bien avec des dirigeants de droite qu’avec des dirigeants de gauche.

Je ne vous cacherai pas que nous préférons de loin les premiers aux deuxièmes. Nous avons eu, en particulier, des relations compliquées avec votre François Mitterrand. Nous nous reconnaissions bien dans la duplicité manipulatrice du personnage en 1981, mais ce trait de caractère que nous apprécions de manière intellectuelle l’a conduit à se livrer à des actions désagrables à notre encontre, et tous ceux qui peuvent s’associer à sa mémoire politique sont donc a priori considérés ici avec une certaine méfiance. Aussi, pour vous faciliter le travail, vais-je vous présenter quelques points sur lesquels nous serons intraitables. Une fois parvenue à la tête de l’Etat, nous vous soupçonnerons a priori, et cela sans le plus petit élément de preuve ou indice, de vouloir vendre des armes à Taïwan. Il vous faut comprendre que cela nous arrange, même si l’idée de commettre pareil forfait ne vous a jamais encore effleurée. Donc nous n’aurons de cesse de vous demander des actes visant à nous garantir contre pareille hypothèse.

Nous avons énormément aimé la présidence de Jacques Chirac. Nous n’avons évidemment aucun respect pour le personnage mais il a su incarner un modèle de flagornerie dont nous aimerions qu’il soit plus généralement partagé. Il avait aussi cette naïveté bien française consistant à s’imaginer que des relations personnelles pouvaient l’emporter à nos yeux sur nos intérêts supérieurs et que nous pouvions renvoyer un ascenseur. Nous n’avons jamais renvoyé d’ascenseur et ne sommes pas près de le faire.

Pour vous éviter quelques déboires je vous conseillerais d’examiner la façon dont nous avons traité Edouard Balladur en 1994 alors qu’il venait de se coucher devant nous en promettant par écrit – dans un texte dont votre Parlement n’a pas eu à débattre – de s’abstenir d’armer Taïwan et qu’il avait même admis un point sur lequel nous n’étions pas jusqu’alors parvenus à obtenir l’assentiment de la France depuis l’époque du général de Gaulle, à savoir que Taïwan fait partie de la Chine. Ce pauvre et docile Monsieur Balladur, nous l’avons humilié en public avec un plaisir non dissimulé alors que nous n’avions aucune raison de le soupçonner de vouloir mal se conduire à notre endroit. Il s’agissait pour nous de montrer notre caractère retors à un premier ministre français quel qu’il fût. Vous voyez que nous avons bien fait puisque nous avons appris par la suite qu’il nous croyait assez niais pour nous flatter par devant, tout en continuant à vendre des armes à Taïwan en sous-main.

Il me semble fair-play de vous prévenir que mes petits camarades – surtout eux – et moi-même n’observerons aucun fair-play, que ce soit avec vous ou avec Monsieur Sarkozy. Concernant ce dernier, nous l’avons entendu dire à notre sujet un mot qui nous a chagrinés : « donnant-donnant ». Il n’est pas raisonnable d’envisager d’entretenir des relations de cet ordre avec notre pays et je vous déconseille donc pareille tentative. La Chine considère que la supériorité technologique et l’enrichissement qui en a résulté au XX° siècle est un accident de l’Histoire qui s’est produit à son détriment durant l’ère coloniale. Et que, par voie de redistribution naturelle, tout apport technologique et financier des pays occidentaux pouvant contribuer à nous ramener à parité – dans un premier temps – avec elles est une compensation des torts qu’elle a subis jadis. Ce n’est donc pas « donnant-donnant » qu’il faut penser, c’est « donné-rendu ». Cela vous facilitera la tâche et m’évitera d’avoir à le répéter.

Nous sommes parvenus à convaincre Monsieur Chirac de ce sain principe. Je reconnais que mon prédécesseur ne s’est pas conduit de manière très élégante en prenant, chez lui, la liberté de mettre la main aux fesses de Madame Bernadette pour l’entraîner dans une valse sans consultation préalable (encore que, me dit-on, son époux n’y aurait pas vu offense s’il avait été sollicité). Je vous prie de croire que vous ne risquez rien sur ce plan avec moi : je n’ai aucune passion pour la musique, que j’ai en horreur, ne sais pas danser et n’ai nullement l’intention d’apprendre.

En revanche il est à craindre que mes petits camarades insistent pour que j’aie avec vous un petit tour de tango diplomatique dès votre prise de fonctions. Je vais donc vous formuler quelques demandes exorbitantes, principalement en matière de financement d’acquisitions technologiques. Il vous appartiendra ensuite de présenter à votre opinion – puisqu’il paraît que ce facteur tient une place majeure dans les prises de décisions politiques de votre pays – un habillage mettant en valeur les bénéfices parfois réels, plus souvent fictifs des concessions majeures que vous nous ferez : soit dans le domaine des technologies sensibles dont nous sommes particulièrement friands, soit dans celui des intérêts stratégiques de notre développement extérieur, soit encore dans les conditions financières que vous nous accorderez, quel que soit le risque économique qu’elles induisent. J’incline à vous faire confiance pour cela, mais, si j’ai mon mot à dire sur la question, je crains que mes petits camarades me forcent à adopter des positions plus dures que je ne le souhaiterais. Que voulez vous, ce sont les inconvénients d’une direction collective dont je ne suis que le modeste représentant. Mais j’appuierai éventuellement vos objections, si elles sont raisonnables. Non pas qu’elles puissent me sembler sympathiques ou compréhensibles. Tout simplement, j’y ai intérêt en sorte que vous me considériez avec le même regard touchant que votre éventuel prédécesseur si d’aventure vous êtes élue. Donc, si nous vous faisons mal, sachez, d’une part, qu’il faut plutôt en blâmer mes petits camarades, et, d’autre part, songez que c’est pour votre bien : apprendre à traiter avec la Chine est un processus qui peut prendre une vie et le trajet de Monsieur Chirac dans cet exercice constitue à nos yeux une honnête moyenne.

Dans le cas de Monsieur Chirac, nous avons été aidés par la conjonction de deux milieux professionnels français fort utiles. J’aime à imaginer qu’élue présidente, vous aurez à cœur de vous appuyer sur eux. Le premier est une classe de grands patrons dont la plupart ont su peser sur les bons leviers politiques en monnayant auprès de l’Elysée ou de Matignon selon les circonstances leur soutien au financement électoral en termes de contrats à l’exportation indirectement financés par le contribuable et garanti par la compagnie d’assurance de l’Etat, la Coface. Le deuxième est le Quai d’Orsay que nous avons pris l’habitude de surnommer, entre nous bien sûr, pas dans les communiqués officiels, le waijiaobu. Si vous voulez, je vous expliquerai un jour ce qu’est le waijiaobu. Quant à nous, nous ne ferons que tenter de hâter les choses, sans méchanceté. Vous allez donc me parler – j’ai un peu de flair sur ce sujet – droits de l’homme, Tibet, libertés publiques, réciprocité. Je vais vous répondre dans un autre ordre.

Tibet : c’est une affaire intérieure chinoise et les représentants de la minorité tibétaine de Chine attestent qu’elle s’en porte bien, merci pour elle. Je suis d’autant mieux placé pour en parler que j’étais premier secrétaire du parti communiste pour le Tibet en 1989 quand il s’est agi de réprimer l’agitation indépendantiste de quelques trublions dans les monastères. Je venais d’arriver avec une réputation plutôt plus libérale que mon prédécesseur, réputation dont je ne sais quelles méchantes langues je dois blâmer. Fort heureusement, quelques agents de la police chinoise de Lhassa ont subtilement poussé les feux au point que, l’agitation montant, j’ai pu ordonner en toute quiétude l’imposition de la loi martiale et l’usage d’armes létales pour ramener l’ordre. Cela a servi de modèle de laboratoire à la répression des désordres de la place Tiananmen à Pékin et à l’échelle nationale et, concurremment, n’a pas été sans influence bénéfique sur ma propre carrière. On peut donc sans exagération présenter la véritable situation du Tibet comme une authentique percée dans le registre des droits de l’homme. Voyez-vous, la Chine – comme Monsieur Chirac l’avait si bien compris – n’est pas un pays comme les autres. Il y est de bonne tenue de fonder une action politique sur des horreurs pour l’exemple. Le respect en dépend. Vous êtes fille de militaire, vous pouvez comprendre cela. Nos prédécesseurs Mao Zedong et Chou En-laï, qui avaient bien étudié l’Histoire, ont été responsables de plusieurs des grands malheurs que nous avons traversés, de souffrance comme aucun despote précédent n’en avait infligé à notre peuple. Les blâme-t-on ? Non point. Leur successeur Deng Xiaoping, avant de présider à notre présent décollage économique, avait coupé la tête de toute l’intelligentsia patriotique. Le blâme-t-on ? Non point.

Bien sûr, on les blâmerait si nous étions chez vous. Nous y veillons, je vous prie de le croire. Nous y veillons. En matière de réciprocité, nous nous en tenons à un strict principe de non-ingérence : vous continuez à élire vos présidents de la république et nous continuons à fermer les journaux qui ne nous plaisent pas ou envoyer en prison les individus qui ne pensent pas correctement. Ainsi, la Paix Mondiale est préservée. Voilà pour les points que vous allez évoquer. Dans le cours de la discussion, je serai probablement amené à formuler quelques propos rassurants quant à l’introduction progressive, sur une durée d’environ un siècle et à des doses homéopathiques, d’une forme de participation populaire aux prises de décisions des affaires nationales. Il ne faudra pas m’en vouloir si je vous exprime des garanties, des assurances, des espoirs même, que je ne suis en aucune mesure de concrétiser. Que voulez-vous, ce sont mes petits camarades qui prennent collectivement – avec moi, je vous rassure – des décisions pour le bien du pays. Collectivement, nous incarnons la sagesse, et le peuple incarne la connerie. Et c’est très bien comme cela : imaginez que nous autres dirigeants incarnions la connerie et le peuple la sagesse ! Où irions-nous ?

Si vous acceptez le caractère un peu binaire de cette conception politique tout en mettant la main au portefeuille et en levant de ridicules doutes sur les usages illicites des technologies de pointe, je vous garantis que nous nous entendrons aussi bien qu’avec votre prédécesseur. Pour ce qui est des grandes affaires internationales, je présume que vous aurez à cœur de poursuivre dans la sage voie de tous vos prédécesseurs consistant à s’épauler mutuellement, dans la réciprocité diplomatique, au sein des Nations unies et dans les autres instances mondiales, de manière à ce que la Chine et la France – dans cet ordre – fassent entendre une voix autre que celle de l’Amérique quand cela les arrange. Par exemple : vous ne dites pas un mot du Darfour tandis que nous continuons à tout faire pour soutenir le gouvernement de Karthoum et nous servir dans les réserves en pétrole du Soudan ; pour notre part, nous restons discrets sur le massacre de la minorité corse de votre pays. D’une manière générale, l’Afrique, c’est nous désormais. La Chine a toujours eu une fibre africaine, tous les philosophes vous le diront.

Autre proposition : nous faisons, vous et nous, de bonnes affaires avec Monsieur Poutine, que, à l’instar de Monsieur Chirac, nous considérons comme le digne représentant d’une démocratie avancée, et nous lui fichons la paix avec son histoire de Caucase – dans laquelle nous pensons qu’il se débrouille fort mal, par manque de décision, mais qu’y pouvons nous, vous et moi ? La Chine a toujours eu une fibre russe, les philosophes vous le diront aussi. Et vous avez besoin de gaz. Nous aussi. Donc nous sommes faits pour nous entendre pour ce qui concerne Monsieur Poutine.

En réalité, vous, Monsieur Poutine et nous avons des amis sous le ciel entier, en particulier au Quai d’Orsay.

Nous insisterons probablement auprès de vous pour que les Chinois de France soient mieux représentés à l’échelon national avec, par exemple, un ou deux portefeuilles de ministre, ainsi qu’au sein des instances dirigeantes de l’Union européenne. Ce souci n’est pas destiné à vous mettre des bâtons dans les roues mais à vous épauler dans la recherche d’une nouvelle harmonie économique et sociale. Les Chinois de France représentent un acteur économique largement plus puissant et dynamique que les milieux issus de votre immigration post-coloniale et il n’est que justice de leur conférer une place politique digne de ce statut. Vous continuerez ainsi, je n’en doute pas, à favoriser des tractations financières et des prises de contrôle économique à la faveur de liens nouveaux de partenariat avec des communautés locales, comme Monsieur Chirac et ses amis l’avaient si gentiment fait, par exemple, dans diverses municipalités de la banlieue parisienne dont ils avaient le contrôle électoral (l’admirable commune d’Issylèsmoulineaux est un exemple qui nous vient souvent à l’esprit).

Nous avions un grand ami en Poitoucharentes, votre estimée région, ce cher Gaston Monaury (d’aucuns me disent qu’il s’agit de René Monary mais je n’en ai rien à foutre). Il paraît même qu’on l’avait surnommé, chez vous, Monaurycantonnais. Nous aurions bien vu une présidence Monaury, et nous nous en sommes ouverts auprès de lui : il n’était pas contre. Cela nous aurait permis de peupler le paysage chinois de futuroscopes tandis que nous aurions construit à travers toute la France, et au delà, toute l’Unioneuropéenne, de fausses cités chinoises et des tronçons de Grandemuraille avec des concessions d’exploitation touristique à échéance de 150 ans renouvelables par accord tacite. Hélas, la vie n’a pas voulu que ce rêve prenne corps. Mais je vous invite à y réfléchir. Il n’est jamais trop tard pour produire de la Grandemuraille. Nos liens d’amitié avec Poitoucharentes sont une réalité historique qui tient une place dominante dans le cœur et les sentiments de la Nation Chinoise et tous les petits Chinois ambitionnent de se mettre au service d’un développement de Poitoucharentes aux caractéristiques chinoises et françaises. C’est ce que le dicton populaire appelle « promouvoir le partenariat stratégique sino-français Poitoucharentes et produire de la Grandemuraille ».

Voici tout ce que j’avais à vous dire, Madame Royal. Naturellement, puisque vous nous avez fait le plaisir de venir jusqu’à nous, je vais vous signer un papier qui n’engage que celui qui y croit pour l’achat d’une douzaine d’Airbus A380. Pour le financement français de l’opération, vous vous démerderez avec Bercy, ils ont tout un discours très commode sur l’apparition du grand marché chinois et les besoins en transport aérien pour le soutenir. Mais je vous conseille de ne pas rendre public ce papier en ce début de campagne électorale. Il serait plus utile, je pense, d’en faire état dans les semaines précédant le scrutin, voire entre la présidentielle et les legislatives. Naturellement, vous êtes libre de vos effets médiatiques – il paraît que cela joue un rôle, chez vous.

Encore merci pour être venue écouter nos promesses dont je puis vous assurer qu’elles sont totalement dénuées de scrupules. Naturellement, quand Monsieur (comment s’appelle-t-il déjà ?) Srakorzky viendra nous voir dans le cours de sa campagne, je lui tiendrai pour l’essentiel le même discours, mais en changeant un ou deux paragraphes pour inclure quelques vacheries à votre sujet. Vive la République populaire de Chine ! Vive Ségolène Royal ! Ganbei !

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De la militarisation pacifique de l’espace

Allocution prononcée par le camarade Hu Jintao au lendemain de l’opération de destruction pour l’exemple du satellite chinois obsolète, 19 janvier 2007

Camarades et commandants,

Voici quatre décennies, nous avions réussi à diffuser depuis l’espace un message éloquent : « l’Orient est rouge ».

Aujourd’hui, nous avons réussi à éliminer une de nos propres nuisances spatiales.

Et à diffuser un message bien plus important que notre ridicule ritournelle d’antan : « l’Orient est encore plus rouge ».

En démolissant à l’aide d’un missile une partie obsolète de notre patrimoine scientifique, nous avons fait accomplir à l’Humanité un grand pas dans la voie de la Civilisation Finale.

Un petit pas pour nous et un grand pas pour... vos connaissez la chanson.

La preuve : les Etats-Unis et l’Union soviétique, que son âme repose en paix, avaient renoncé à ce genre de pratique au motif stupide qu’elle entraînait la chute sur la surface du globe de tous les matériaux composant le satellite. Il aura donc fallu attendre que la Chine reprenne le flambeau de la culture industrielle moderne pour qu’enfin on en revienne à cette nécessaire évidence : la balistique est le devenir de l’Homme.

Au nom de la direction du parti communiste chinois, je vous félicite et appelle à une salve d’applaudissements. D’applaudissements pour commencer. Nous allons désormais pouvoir imaginer d’autres salves. Des salves pacifiques, puisque la Chine a besoin d’un environnement pacifique pour se développer et nourrir correctement sa si misérable population (que nous maintenons subtilement dans la misère de manière à susciter la compassion des sociétés occidentales qui nous ont tant pillés et humiliés par le passé, hihihihi !)

Nous allons conceptualiser cela sous la formulation de « militarisation pacifique de l’espace aux caractéristiques chinoises ».

Il est de notoriété historique que l’espace appartient à la Chine (taikong shi zamende zhongguo). Notre grand philosophe Fu Zidong avait énoncé ce principe à l’époque des Fleurs et Poussières et aucun des soi-disant penseurs des civilisations décadentes de l’Ouest n’a jamais formulé à ce sujet la moindre réfutation digne d’un quelconque intérêt. En réalité, notre erreur a été pendant longtemps de considérer que l’espace était une banlieue de la Chine. La vérité est que l’espace et la Chine ne font qu’un, et cela depuis l’invention chinoise du panda-volant (bizarrement appelé cerf-volant à l’extérieur de la Grande Muraille). Nous avons désormais les moyens de démonter que Sinoland s’étend (dans un premier temps) jusqu’à la stratosphère. Et voici comment nous l’allons démontrer :

1.A l’aide nos missiles, nous allons démolir tout ce qui ressemble de près ou de loin à un satellite occidental capable de vérifier que la Grande Muraille n’existe pas (vous savez comme moi ce qu’il en est à ce sujet).

2.A l’aide des mêmes missiles ou de leur version améliorée, nous allons exterminer tout engin qui nous priverait du monopole des télécommunications modernes.

3.A l’aide d’un certain nombre d’agents de terrain, nous allons contraindre les Forces de l’extérieur à lancer dans l’atmosphère leurs propres missiles de manière à ce que les nôtres puissent les dégommer sans pitié.

4.A l’aide de la Pensée Fu Zidong, nous tirerons des missiles sur tout ce qui bouge à l’exception du panda-volant.

Bien évidemment, les Nations unies, ce club de snobs, vont pousser des cris. C’est bien le but. A force de nous voir tirer des missiles vers l’espace, les prétendus « pays » étrangers se seront habitués à l’idée que nous sommes incapables de tirer des missiles vers le sol. Et là, paf ! un missile sur Taïwan, un missile sur le Crazy Horse Saloon à Paris et un missile sur l’ONU. Et un autre sur le bureau de Bill Gates en Californie pour faire bonne mesure.

J’entends d’ici certains ennemis de l’intérieur demander : « est-ce que nous ne sommes pas en train de nous tirer un missile in the foot ? » Je réponds à ces mauvais esprits : la Chine est assez grande pour ne pas avoir besoin qu’un autre lui tire des missiles in the foot. Elle dénie même le droit à quiconque de lui tirer un missile in the foot qu’elle ne saurait se tirer elle-même in the foot. Et un deuxième. Surtout s’il s’agit de missiles pacifiques. L’étranger apprendra à comprendre la différence qualitative entre missile pacifique chinois et un missile hostile étranger.

Camarades, commandants !

« Le peuple chinois est debout » disait le camarade Mao Zedong le 1er octobre 1949 (en fait il ne l’a pas dit ce jour là mais deux jours plus tôt, et nous avons remasterisé les images pour mettre cette phrase prononcée en Hunanais dans sa bouche). Eh bien je vous affirme aujourd’hui : plus la Chine est debout, plus elle se tirera des missiles in the foot !

A votre santé !

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