Evolutions tactiques

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On ne parlera ici que des tactiques purement militaires, à l’exclusion de ce qui relève de l’action psychologique (désinformation) et des opérations « spéciales ». On se limitera aussi aux manœuvres offensives et défensives « franches », sans oublier que dans toute opération il est conseillé d‘inclure une dose de déception, de leurrage, de brouillage et autres camouflages.

Les buts de la bataille

Il est nécessaire de les définir avant toute action, ce qui n’empêche pas de savoir évoluer en cours de route. On voit cependant encore des actions qui consistent à foncer d’abord et à réfléchir ensuite.

· Besoin de tuer/détruire l’adversaire ou non. Pendant la bataille d’Angleterre, les pilotes abattus qui étaient encore en état de voler repartaient aussitôt au combat, et étaient plus précieux que leurs avions, en nombre suffisant. Il était donc nécessaire de les tuer. Ce n’était plus le cas des pilotes allemands pendant la fin de la Guerre.

· Les prisonniers ils encombrent ceux qui les ont pris, en particulier quand le mouvement se fait rapide : débâcle en France en 40, en Allemagne en 45.

· Les blessés Ils encombrent leurs camarades, beaucoup plus que des morts.

· La destruction du patrimoine (la bataille de Paris n’a pas eu lieu)

· La destruction du soutien des forces (réservé 3° dimension, comme toute la bataille dans la profondeur)

· L’occupation du terrain. Ce fut pendant très longtemps le but ultime de tous les conflits à finalité "prédative" : la conquête ou le butin.

· L’interdiction du terrain L’occupation du terrain à tout prix est un concept qui a vécu. Il est par contre parfois nécessaire d’empêcher l’adversaire de s’y déplacer. Ce peut se faire soit par la destruction des lignes de communication (réservé 3° dimension), soit par la pollution du terrain (minage ou frappes par voie aérienne ou arty (si distances courtes) en phase avançante, par minage effectué par les trosol en phase reculante)

La bataille au sol

Si l’occupation du terrain est le but de la bataille

Mobilité, souplesse, puissance

· L’affrontement frontal. C’est le stade zéro de la bataille au sol, celle des combattants qui se font face et se tapent dessus de toutes leurs forces, sans réfléchir davantage

· La planification : il s’agit ici de planification à chaud, le lieu et les buts de la bataille ayant déjà été choisis. Elle est le stade qui suit immédiatement celui de l’affrontement frontal. Lorsque le premier affrontement entre les Horace et les Curiace se termine, il y a trois blessés d’un côté, deux morts et un combattant indemne de l’autre. Ce dernier planifie alors une manœuvre de diversion, la fuite, ce qui lui permet de diviser les forces de l’ennemi et de les affronter l’une après l’autre en bénéficiant d’un bon rapport de forces et d’arriver au but de la bataille : être le dernier survivant sur le terrain.

· L’utilisation du terrain. Combats urbains, la montagne, la jungle, l’utilisation des coupures, des hauteurs, des axes de progression à couvert.

· La manœuvre : percée, coup d’arrêt, fixation, repli, freinage, mouvements tournants, rupture du front, ligne des contacts, théâtre, champ de bataille, la profondeur, l’assaut

· La surprise (il dit joyeux c’est Grouchy, c’était Blücher), les manœuvres de diversion (qui peuvent réussir au delà de ce qui était espéré), les manœuvres « de fou » Sir Francis Drake contre l’invincible armada, le HUMP, les bombardements des Israéliens en Egypte, ou de Doolittle sur le Japon.

· Utilisation de l’artillerie, en tir tendu ou sur les arrières Préparation d’artillerie, appui aérien,

Les tactiques navales

Loin, longtemps, l’outil de gesticulation du fort au faible

· Soutien des troupes au sol, fourniture d’une base de départ, d’une structure de commandement, d’une base arrière logistique, sanitaire… Justification de la classe Iwo Jima

· Bombardements à terre : Remise en service du New Jersey et de l’Iowa pour Beyrouth, mais aussi utilisation de bombardiers de l’aéronavale, au Kosovo ou en Afghanistan et tirs de SLCM.

· Destruction de la marine adverse dans ses ports (Toulon –but capture-, Mers El Kébir, Pearl Harbour –hit and run-)

· Guerre de course et interdiction des soutiens les loups gris

· Bloquer la marine adverse dans ses ports les SNA français devant les ports yougoslaves

· Opérations amphibies Opération Overlord

Les tactiques aériennes

Vite, loin, fort

· CAS, BAI, FOFA, AI, AS

· Supprimer les défenses sol-air ennemies

· Appui feu au profit des troupes au sol

· Actions dans la profondeur : rupture des chaînes logistiques et de l’arrivée des renforts,

Les évolutions

· Distance de tir et puissance de feu

· L’avantage de la vitesse

· L’utilisation de la troisième dimension n’est que l’addition des qualités de manœuvre, de distance de tir, de surprise, de vitesse

Les armes de destruction massive

· La terreur

· Les traités d’interdiction : arbalète, balles dum dum, gaz de combat,

· Doper les combattants (le rhum avant l’assaut, les ashashins)