L'implication des autorités

Qu'on le comprenne ou non, encore et toujours, la Chine qui triche n'est pas seulement la Chine des entrepreneurs ultralibéraux qui profiteraient des lacunes du système. La Chine qui triche, c'est tout autant un gouvernement et des autorités qui, pour mille raisons, trichent et aident leurs administrés à tricher, surtout quand la victime est non chinoise. En couvrant les pires dégâts quand c'est devenu incontournable. Il est aussi possible de trouver des tricheurs étrangers, qui deviennent des complices

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La fausse usine Caddie

AFP 16/04/2013

Merveilleux pays où l'on peut construire une usine intégralement contrefaite sans que les autorités ne s'en aperçoivent.

S'estimant victime d'une escroquerie de plusieurs millions d'euros en Chine, Caddie a entamé une procédure judiciaire contre son l'ex-responsable de son site chinois, a indiqué mercredi à l'AFP Patrice Durand, PDG du groupe propriétaire du fabricant de chariots de supermarchés.

«Une seconde usine est en train de sortir de terre à quelques kilomètres de l'usine Caddie», basée à Shanghai, a dit le PDG du groupe Altia, affirmant que la marque est utilisée frauduleusement sur les panneaux du chantier et que des machines et des matières premières ont été volés et entreposés près du chantier. [...]

Etats-Unis : enquête sur les subventions de la Chine à l'industrie "verte"

AFP 15/10/2010

Le représentant américain au Commerce extérieur, Ron Kirk, a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête sur les subventions que la Chine accorderait à ses industries énergétiques "vertes" pour dominer le secteur au niveau mondial.

[...] "La Chine viole régulièrement les réglementations commerciales internationales pour dominer l'industrie de l'énergie renouvelable", a souligné l'influent sénateur démocrate du Michigan Carl Levin, se félicitant de l'annonce de M. Kirk.

"Le gouvernement chinois exige de ses industriels qu'ils fassent appel à des fournisseurs locaux pour leurs achats de technologies liées aux énergies renouvelables", a ajouté M. Levin.

"En même temps, il exige qu'un pourcentage élevé de leur production soit exporté pour que leurs fournisseurs dominent eux aussi le marché mondial", a-t-il conclu.

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Un accord secret entre Jacques Rogge et la Chine pour que les J.O. soient attribués à Pékin

le 20/10/2009 à 15h30 par Harold Thibault (Aujourd'hui la Chine)

Voila qui pourrait expliquer la ferveur avec laquelle le président du CIO a toujours défendu les Jeux de Pékin. La Chine et Jacques Rogge se sont entendus secrètement pour que Pékin obtienne les J.o. et que lui soit élu président du CIO, révèle l'ancien ministre chinois des sports.

La Chine a passé un accord secret avec Jacques Rogge, président actuel du Comité International Olympique (CIO), pour s'assurer l'attribution des Jeux de Pékin, selon un livre du ministre chinois des sports de l'époque, Yuan Weimin, que s'est procuré le quotidien britannique Times.

L'ancien ministre y explique que M. Rogge a négocié avec lui pour s'assurer le vote des membres chinois du CIO lors de sa réunion de Moscou en 2001, au cours de laquelle il devait attribuer les Jeux d'été de 2008 et élire un nouveau président.

Le livre, intitulé "Yuan Weimin et les vents et nuages du sport international" révèle comment Pékin a réussi à se mettre des votes de membres européens du

Le Parlement européen sévère sur le rôle de la Chine en Afrique

(les Echos) 24/04/08

A la quasi-unanimité, le Parlement européen a approuvé, hier, un rapport très critique sur les effets de la présence croissante de la Chine en Afrique. Les députés européens y dénoncent les investissements réalisés sans conditions dans des pays soumis à des régimes oppressifs, contribuant ainsi à perpétuer les violations des droits de l'homme. Ils attirent également l'attention sur le rôle de Pékin dans la circulation d'armes et les conditions d'exploitation des ressources naturelles. Ils craignent en particulier que la Chine exporte « certaines de ses pires pratiques nationales, notamment la corruption, des mauvaises conditions de prêt, l'absence de droits des travailleurs et de normes environnementales ». Ils appellent également Pékin à « suspendre tout accord commercial dans le secteur de l'armement avec les gouvernements coupables de violations de droits de l'homme, ceux engagés dans des conflits ou ceux en passe de faire la guerre ». Parmi les pays concernés figurent l'Erythrée, l'Ethiopie, le Kenya, la République démocratique du Congo, le Soudan, la Somalie, le Tchad et le Zimbabwe.

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WTO to Rule on U.S. Claim China's Piracy Laws Are Lax

By Jennifer M. Freedman Bloomberg, 25/09/07

Sept. 25 (Bloomberg) -- The World Trade Organization will decide whether China's laws on piracy of intellectual property fail to meet international norms, the second time in less than a month the trade arbiter has agreed to probe Chinese policies.

[...]China today said it was ``regrettable'' that the U.S. requested the establishment of a WTO panel of judges to probe the complaint. [...]``While remaining confident that relevant measures of China are consistent with relevant WTO rules, we strongly oppose the U.S. attempt to impose on developing members'' additional obligations and ``shall defend our interests,'' China told WTO ambassadors.

The complaint is one of five the U.S. has lodged against the Chinese government and the third case against China in which the U.S. has asked for WTO arbiters to settle the dispute. China blocked the first U.S. demand for a panel of judges to be established on Aug. 31. Under WTO procedures, a second request can't be obstructed.

[...]``At the leadership level, there is the sense that China needs to deal with these issues,'' said Neil Turkewitz, executive vice president of the Recording Industry Association of America. ``But it all breaks down at the implementation phase.''

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China confirms closure of Briton's nonprofit development brief

The Associated Press Friday, July 13, 2007

[...]The Beijing Statistics Bureau said in a faxed statement received Friday that China Development Brief's founder Nick Young violated a Chinese law that forbids foreign organizations or individuals from carrying out statistical surveys in China without approval. "Nick Young acknowledged that he has directly organized statistics surveys in China many times and that his research program doesn't have approval," the statement said. "So the officials immediately requested Nick Young to cease his illegal research activities."

The newsletter was ordered to cease publication on July 4, it said. Young, who started putting out the newsletter in 1995, said Wednesday that his group did not do statistical surveys but that the authorities made it clear the law was being interpreted to encompass "any kind of investigation ... even going out and talking to people."[...]

China Struggles to Repair Image

By JOE McDONALD Associated Press 07.13.07

Stung by product safety scandals, Beijing is waging its own version of a corporate public relations campaign to repair China's battered brand name, an effort punctuated by the execution of a corrupt former drug regulator. This week, Beijing's propaganda machine trumpeted decisions to tighten standards for toothpaste makers and food processors and to create a symbol to attach to food exports that pass quality inspections. [...]

The flurry of incidents, some fatal, have forced China to act like a company in the midst of crisis management as it tries to preserve access to critical export markets. [...] On Friday, a deputy health minister called attention to the chaotic food supervision system, in which six agencies monitor farming, processing and exports, blurring responsibility and sometimes allowing violators to escape detection.

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Pékin oblige la Banque mondiale à censurer un rapport sur la pollution

LEMONDE.FR avec AFP | 03.07.07

La Chine a obligé la Banque mondiale à censurer une partie d'un rapport sur le prix payé par la population en raison de la pollution, a indiqué le Financial Times mardi 3 juillet. Selon ce rapport, intitulé "Le coût de la pollution en Chine : estimations économiques des préjudices physiques", 750 000 personnes décéderaient prématurément dans le pays.

L'Agence nationale chinoise de protection de l'environnement (SEPA) et le ministère de la santé ont réclamé en particulier que des chiffres sur les coûts humains de la pollution ne figurent pas dans le rapport. Pékin a ainsi réussi à obtenir qu'un tiers du document (fruit de travaux de chercheurs chinois, étrangers et de membres de la Banque mondiale) soit retiré, son contenu risquant de provoquer une agitation sociale, selon le quotidien britannique.

D'après une personne ayant participé à l'étude, les informations seraient "trop sensibles" et pourraient "provoquer des émeutes". Selon le Financial Times, les autorités chinoises ont également réussi à ce qu'il ne soit pas fait état d'une carte détaillée montrant quelles étaient les régions les plus touchées par la mortalité due à la pollution.

Dans un communiqué publié mardi, la Banque mondiale a confirmé, sans entrer dans les détails, que "certaines estimations sur l'impact physique aussi bien que des calculs sur le coût économique ont été retirés de l'avant-projet en raison de certaines incertitudes sur les méthodes de calcul et leur application". "Conformément à l'approche adoptée par la Banque mondiale à l'égard de ce genre de projet de recherches conjointes, les conclusions de ce rapport sont actuellement en discussions avec le gouvernement", a ajouté le communiqué.

Bruxelles presse la Chine de discipliner son commerce

De notre correspondant à Bruxelles PIERRE AVRIL. Le Figaro 12/06/2007

ABSENCE totale de progrès : si le commissaire européen Peter Mandelson était un instituteur voici le commentaire qu'il adresserait au ministre chinois du Commerce, Bo Xilaï, en visite aujourd'hui à Bruxelles. Mais ni l'un ni l'autre acceptant d'endosser le rôle du maître et de l'élève, ce message de fermeté n'est pas sûr d'être entendu.[...]

Depuis sa dernière visite à Pékin, en novembre 2006, les sujets de contentieux ont tendance à se multiplier. L'Union européenne, où 80 % des produits contrefaits saisis à ses frontières arrivent de Chine, demande aux autorités de serrer la vis à leurs contrefacteurs. En vain.

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1 million yuan in assets returned to top official jailed for taking bribes

KRISTINE KWOK SOUTH CHINA MORNING POST 23/05/07

A Beijing court has returned more than 1 million yuan in assets to a former senior State Food and Drug Administration official but upheld his 15-year sentence for gun possession and taking bribes.

The Beijing Higher People's Court upheld a lower-court jail term handed down to Hao Heping , 56, former head of the administration's Department of Medical Equipment, according to the Beijing Times.

Hao's wife, Fu Yuqing, was sentenced to five years in jail. But in a rare move the court has decided to return the assets - including 600,000 yuan in savings, shares, luxury watches, golden handicrafts and a knife - after the couple filed an appeal arguing that the assets were not gained through bribery but were their life savings

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La Chine malade du secret d'État

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JEAN-JACQUES MÉVEL. Publié le 17 mai Le Figaro

[...]Trois semaines après l'adoption à Pékin d'un texte audacieux sur la transparence gouvernementale, le pouvoir vient d'être surpris coup sur coup en flagrant délit de camouflage sanitaire.

C'est la rumeur, fille naturelle de la censure, qui a permis dans les deux cas de lever un coin du voile. La première affaire renvoie à l'épidémie de SRAS et surtout à la conspiration du silence qui permit à la pneumonie atypique de se propager sans garde-fou en 2003 : la maladie finit par tuer 650 personnes en Chine et à Hongkong et par s'étendre au-delà des frontières.

Visiblement, le pouvoir chi-nois n'en a pas tiré la leçon. Dans la province du Shandong, l'une des plus riches du pays, deux longues semaines viennent de s'écouler avant que les responsables de la santé ne reconnaissent la propagation d'un virus qui affole les Chinois : le Coxsackie A, vecteur d'une maladie dont les manifestations s'apparentent à la fièvre aphteuse chez l'humain.[...]

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Amendments bog U.N. climate draft

CNN, May 1, 2007

BANGKOK, Thailand (Reuters) -- About 1,500 amendments and objections raised by Chinese officials risk bogging down U.N. talks on fighting climate change, a senior delegate at the Bangkok meeting said. [...]

He described the Chinese move to insert the paragraph as nothing new and merely posturing ahead of Kyoto Protocol talks in Bali in December at which China, India and other big developing nations will come under pressure to cut emissions.

China is now the world's second-biggest producer of greenhouse gases after the United States and India is fourth. Beijing and New Delhi are excluded under Kyoto's first phase that ends in 2012 from targets to cut emissions, but Washington is demanding they agree to curbs to stem growing emissions from their booming economies.

La Chine en Afrique : le pire n'est pas sûr

LE MONDE ECONOMIE | 15.12.06 |

Décidément la Chine inquiète : il n'est pas de jour sans un article soulignant la vulnérabilité non seulement des économies industrialisées, mais désormais des pays en développement, face à sa montée en puissance. Le sommet Chine-Afrique de novembre a égrené des chiffres impressionnants sur les investissements et les échanges commerciaux avec l'Afrique subsaharienne (multipliés par quatre sur les quatre dernières années, s'élevant à 40 milliards de dollars - 30 milliards d'euros). Les observateurs y ont surtout vu des effets négatifs pour ces pays parmi les plus pauvres du monde : aggravation de leur spécialisation dans l'exportation de matières premières - la Chine sécurisant explicitement ses besoins énergétiques -, prime aux despotes locaux tant qu'ils assurent l'approvisionnement en ressources, concurrence pour les fragiles industries locales, dumping social induit par la main-d'oeuvre chinoise importée dans des usines ou mines "enclaves", affaiblissement des conditionnalités des institutions financières internationales (pourtant souvent décriées...).

La Chine au secours de Khartoum

(Presse Centre Afrique) 1/11/2006
L'ouverture du Soudan sur l'Asie et en particulier la Chine a payé: l'économie est en plein boom grâce aux revenus pétroliers et Khartoum table sur le soutien de Pékin pour continuer à refuser une force de l'ONU au Darfour, province en proie à la guerre civile.
[...]
Dans le climat de relations privilégiées avec la Chine, Khartoum table sur l'influence de Pékin au Conseil de sécurité de l'ONU pour empêcher l'envoi de Casques bleus dans le Darfour (ouest), où les Etats-Unis parlent de génocide de populations africaines par des milices pro-gouvernementales, les djandjawids.

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US Urges China To Come Clean To WTO On Its Subsidies

DOW JONES NEWSWIRES October 20, 2006 12:05 p.m. GENEVA (AP)--
The U.S. said Friday it would urge China to inform the World Trade Organization of all its subsidy programs and take action to remove those that are prohibited under global trade rules.
[...]"We will be urging China to withdraw immediately any prohibited subsidies that it maintains."
Earlier this week, the U.S. expressed its disappointment in China for failing to come clean on substantial subsidy programs Washington maintains are in violation of WTO rules. [...]
The complaint - filed by Canada, the 25-nation European Union and the U.S. - alleges China is breaking trade rules on tariffs it applies on foreign auto parts. The investigation could last months and even years before a final judgment, but eventually could result in punitive tariffs being imposed on Beijing.
[...]"Transparency is one of the fundamental principles underlying the WTO agreement," the statement said. "Without sufficient transparency, the ability of members to assess China's compliance with its obligations under the subsidies agreement is compromised."

Anti-doping chief raps China on the knuckles

www.iol.co.za, 09/10/2006
Beijing - The head of the World Anti-Doping Agency on Monday said China Wada chairperson Dick Pound said China was among "many countries" that have been identified as sources of "perform enhancing drugs that have been sent to other countries."

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China's Wen promises to fight corruption

BEIJING (Reuters) - Chinese Premier Wen Jiabao promised political reform and clean government on Saturday, after a corruption scandal in financial hub Shanghai that has reached near the top of the secretive ruling Communist Party.[...]
In his speech, Wen did not refer directly to the downfall of former Shanghai party chief, Chen Liangyu, who was sacked last Sunday for channelling pension funds into illegal investments and helping enrich crony companies and relatives.
[...]
Beijing Mayor Wang Qishan told visiting Hong Kong media executives that reports of 300 anti-corruption investigators probing the city's affairs were untrue, a mainland-backed Hong Kong paper, the Wen Wei Po, reported on Saturday.
"A month or two ago, tabloid papers in the mainland had reports like that. Beijing cleared that up at the time. Now the Hong Kong media are reheating it, but it's all nonsense," Wang said.
In June, Liu Zhihua, a Beijing vice-mayor who oversaw construction for the Olympics, was dismissed after being accused of corruption and dissolute behaviour, and a succession of provincial officials have also faced dismissal or jail.
On Friday in Beijing, the former chairman of the state-owned China Construction Bank, Zhang Enzhao, went on trial on charges of taking bribes worth 4.15 million yuan ($525,000) in previous years, the Beijing News reported on Saturday.
Zhang confessed to taking bribes in return for commercial favours, but his lawyer maintained Zhang had turned himself in and took illegal earnings of just 1.50 million yuan ($190,000).
There was no verdict announced.
© Reuters 2006. All Rights Reserved.

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China's Bad Apples

The Economist September 29, 2006
Corruption is so endemic in China nowadays that it's hard to imagine the place without it. The Chinese Communist Party's solution is wearingly familiar: Every few years or so, hunt down a few bad apples, bask in the political gains, and keep the system churning. When, we wonder, will China's leaders admit the entire barrel is rotten? [...]

Hebei chief likely to escape charge

South China Morning Post, 26/09/2006
The government has no plan to charge former Hebei party secretary Cheng Weigao, who was expelled from the Communist Party three years ago for corruption and abusing his power by securing favours for his children.

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Le scandale de Shanghaï illustre les travers d'un système opaque

SHANGHAI Brice Pedroletti, Le Monde, 28/09/2006
[...] Au moins une dizaine de personnalités de l'élite de Shanghaï sont aujourd'hui interrogées par les enquêteurs, pour un détournement de fonds de près de 3 milliards de yuans (300 millions d'euros).
[...]
Sont aujourd'hui éclaboussées par le scandale Shanghaï Electric, le fournisseur d'électricité de la mégapole, Fuxi Investment, qui a financé avec l'argent des retraites l'autoroute Shanghaï-Hangzhou, ou encore le groupe New Huangpu. Autre promoteur concerné, Shui On Land, la société de Hongkong qui a créé Xintiandi, un quartier "branché" au coeur de Shanghaï
[...] On peut douter que toute la lumière soit faite sur l'audit de Shanghaï. Déjà, la presse officielle se félicite que "presque toutes les sommes ont été récupérées". In fine, c'est le système politique qui serait mis en question par la population qui est exaspérée par les compensations à bas prix, les procédés mafieux des sociétés de démolition, le silence des médias locaux et l'impossible recours à la justice.
Mercredi 27 septembre, devant le Bureau du travail et des affaires sociales de Shanghaï, où ils manifestent chaque semaine depuis trois ans pour que leur pension soit relevée, des retraités avaient sorti un écriteau conciliant : "Nous soutenons la décision sage du gouvernement central contre les officiels corrompus." Un policier s'empressa de l'arracher.

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Ugly face of China in Africa

By Victor Mallet Published: Financial Times September 13 2006 20:23
[...] It is now only a matter of time before people complain about “the ugly Chinese”. Beijing is a rising power. Its relentless pursuit of natural resources and political influence is raising hackles not only in enfeebled Asian states such as Burma and Laos but as far away as Africa, where it is accused of conniving with genocide in Sudan and supporting dictatorship in Zimbabwe. For good or ill, Africa is again a place where the superpowers compete. The speed with which China has staked its claim to Africa’s riches – including oil, timber and the continent’s 54 votes at the United Nations – has startled Beijing’s rivals in the US and Europe.
[...]China, however, should now brace itself for outbreaks of hostility from within some of its African client states. It is, after all, behaving like an old-fashioned colonial power, employing cheap labour – sometimes imported from China – to extract natural resources for its own use and selling manufactured goods whose very competitiveness undermines local producers. Nigerians and South Africans in particular are upset by the loss of hundreds of thousands of jobs in the textile industry.
[...]The fact that China imports 7 per cent of its oil from Sudan does not excuse the sale of arms to Khartoum. Nor does it justify the use of China’s United Nations Security Council veto to protect from sanctions an Islamic regime overseeing the mass murder of black Africans in Darfur. In Angola, where China is the largest oil customer after the US, a $2bn Chinese loan relieved the notoriously corrupt Luanda government of the need to improve transparency in the oil sector in order to secure funds from other donors. This was a triumph for those who divert Angolan oil revenues for their own ends while keeping the country poor. But China needs to be reminded that the delight among African leaders, especially dictators, about unconditional Chinese aid is not always shared by ordinary Africans.
[...] Yet Beijing’s support for some of the continent’s most unsavoury regimes suggests that its Africa policy, although advertised as neutral and business-friendly, is becoming at least as grasping and immoral as those of other foreign powers in the post-colonial era.
Unless it injects some responsibility into its dealings with Africa, China will not be hailed, as President Robert Mugabe of Zimbabwe hopes, for establishing “a new global paradigm”. Instead, it will be remembered as an ally of rogue states, a pillager of tropical forests and a friend of murderers and tyrants. In that case, the epithet “ugly” would be well deserved.

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Beijing asks for more time to combat piracy

By Richard McGregor in Beijing Financial Times. September 6 2006
China needed more time to bring its anti-piracy standards up to the level of developed countries, Wen Jiabao, the prime minister, said on Tuesday, in an effort to fend off criticism on an issue that is a big irritant in relations with the west. [...]
The prime minister said China had only recently given priority to the protection of intellectual property rights (IPR) as a “matter of strategic policy”, partly through a push to nurture local technology. “This [delay in enforcing IPR] has something to do with the level of development China has achieved, and China should be given some more time,” [...]
Bo Xilai, China’s commerce minister, said in a speech this week defending China’s record on IPR that the country had 400,000 inspectors and police working on the issue.

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